Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Les Tribulations de Cricri le Cyclo

La reconnaissance de l'EDT ou comment souffrir dans le Ventoux

21 Mai 2009 , Rédigé par Cricri Publié dans #Cyclotourisme

Jeudi 20 Mai 2009 : Laurent a proposé d'effectuer la reconnaissance du parcours de l'Etape du Tour 2009 entre Montélimar et le Ventoux. Valexnico devait nous rejoindre mais des soucis personnels l'en ont empêché.

Du coup nous avons décidé de faire 2 groupe, car le niveau l'oblige. Laurent et son père partiront devant, Naivert et moi partirons derrière.

Mais tout d'abord nous avons rendez vous le Mercredi 20 au soir chez Dominique et Yvette, les parents de Laurennt. Dans Astérix et Obélix, les belles histoires se terminent par un bon gueuleton. Chez nous, elles commencent...

Le nain et moi avons décidé de venir avec le maillot de nos équipes favorites. Ceci occasionne de grands sourires car ce n'est pas souvent que l'on voit côte à côte un supporter Stéphanois et un supporter Lyonnais.








Laurent (premier plan à gauche), lui n'a pas osé revêtir le maillot de l'OM après la rouste subie Dimanche au Stade Vélodrôme contre l'OL. Du coup, comme il arrivera devant moi au Ventoux il pourra dire qu'en Vélo comme en Foot, l'OM est devant l'OL...
Yvette et Dom (les parents) nous reçoivent et nous hébergent très gentiment. Cela va nous éviter de nous lever trop tôt Jeudi matin. Le barbecue sur la terrase est très sympa. Laurent nous fait admirer son coup de fourchette. Pour garnir cette grande carcasse il en faut.

Jeudi matin, 5 heures, le réveil sonne. Nous partons dans une heure.




Après avoir déjeuné et chargé les 4 vélos dans l'Espace, nous prenons la direction de Montélimar. La circulation est fluide, au contraire de la veille. Laurent qui s'est réveillé au milieu de la nuit en profite pour faire un petit somme.








A sept heures nous trouvons un parking pas très loin du centre ville. En 20 minutes, nous finissons de nous préparer afin d'attaquer cette belle journée. Le soleil commence à pointer ses chauds rayons. Malgré cela, Dominique et Nainvert portent un coupe vent.




A 7h20, nous nous élançons. Laurent en profite pour faire le pitre tandis que Nainvert tente l'échapée matinale













Nous empruntons la D4 qui nous permet de traverser Espeluche puis Rochefort en Valdaine. Nous bifurquons ensuite sur la D24 pour attaquer le premier col de la journée, à savoir le col de de Serre Colon (FR-26-0432). En fait de Col, c'est un long faux plat qui se termine sans un panneau pour indiquer le col, mais avec les immenses éoliennes qui dominent l'endroit. Dominique et Laurent nous ont gentiment attendu. Nous en sommes au 17° km, ils finissent leur échauffement et vont bientôt partir devant comme convenu.









En attendant, nous prenons la direction de Salles sous bous, Taulignan puis Montbrison sur Lez. Nous accrochons alors la D538 pour prendre la direction de Rousset les Vignes, petit village pittoresque de la Drôme. Ce village marque aussi la fin d'une petite bosse avant de redescendre sur Nyons.



C'est d'ailleurs jour de marché dans ce magnifique village de Nyons.
A la sortie de Nyons, nous prenons la D94, en direction de Aubres, puis de Les Pilles, Curnir et Ste Jalle. La route est alors bien roulante et la moyenne s'en ressent. Tant mieux, car la suite risque d'être plus compliquée...



A Ste Jalle, première pause technique et première recharge des gourdes. La température approche les 25°. Il est important de bien s'hydrater. Evidemment, Nainvert en profite pour faire le clown... Il faudrait juste lui faire comprendre que les clowns se mettent un truc rouge sur le nez... et pas dans la bouche!!!

Nous repartons rapidement carle second col de la journée nous attends : le col d'Ey  (FR-26-0718b). Ce col est plutôt sympathique et se monte assez facilement (6km, 5.3%) dès lors que l'on monte à notre vitesse. Pourtant, Nainvert commence à donner des signes de "faiblesses". Mais je préfère malgré tout que chacun roule à son rythme, le premier arrivé en haut attendant l'autre.
Nainvert arrive au col. Malheureusement pour la photo, le panneau du col a disparu...



Tant pis, après un cours arrêt nous attaquons la descente sur Buis les Baronnies. A descendre, la route est sympa, et je me rends compte que le col doit être plus dur en le montant de ce côté ci. J'ai une petite pensée pour Bruno et Fantomette, car ici, c'est LEUR COIN.





Nous allons maintenant attaquer le col de Fontaube (FR-26-0635). Ce col très facile à grimper se trouve à la limite de la drôme et du Vaucluse. Facile, c'est finalement vite dit car midi approche et le soleil cogne. Nainvert serre d'ailleurs les dents, mais finalement grimpe assez tranquillement.



Arrivé en haut, juste au dessus de nous, sa majesté LE MONT VENTOUX nous nargue. Si nous sommes costauds, tout à l'heure, nous aurons alors l'insigne honneur de voir cette route, ce col, de là haut...












Nous allons ensuite enchainer sur un col encore plus facile : le col des Aires (FR-84-0634).
Sans vent, ce col doit même pouvoir se monter sur le grand plateau. Néanmoins, aujourd'hui le vent souffle et évidemment de face. Le 39 reste de rigueur...


Une descente toujours vent dans le nez va nous amener sur la route d'Aurel. La route va tranquillement monter via le collet de Reilhane (FR-84-755) vers le magnifique village d'Aurel. De mon côté, tout va bien. Je gère tranquillement. Par contre du côté de Nainvert, la côte a du mal à passer. La côte n'est pas super pentue mais le vent de face est très usant. En plus, l'ami possède un record de parcours cette année à 101km et nous nous en approchons, avec pas mal de dénivelé.

Arrivé à Aurel, nous arrivons sur un vide grenier comme il y en a partout le jour de l'Ascension.












A son arrivée, Nainvert m'indiqe qu'il n'ira pas au bout. Heureusement, 6 kms après nous arrivons à Sault, et il pourra grimper le Ventoux de ce côté.










Après la rapide descente, nous arrivons donc à Sault. Il va être l'heure de manger. Au vu de ce que m'a dit Nainvert, je décide de ne pas trainet, car il me reste presque 40 kilomètres pour aller au pied du Ventoux.

Avant cela je devrais franchir le col de Notre Dame des Abeilles (FR-84-0996). En plus, Dominique a envoyé un mail à Nain indiquant que les 500 premiers mètres étaient très difficiles.

J'avale donc 3 pains aux chocolats et je repars, laissant Nainvert se restaurer pour repartir du bon pied.
















Le col de Notre Dame des Abeilles est très facile à grimper si on excepte effectivement les 500 premiers mètres. Très facile sauf s'il y a du vent, ce qui n'est pas le cas. En plus la route est hyper large (10m) avec des bandes cyclables comme j'en ai rarement vu. En plus, on conserve une vue sur la vallée sur la gauche qui ne gâche rien.













Avant le sommet, je rattrape un cyclo local avec qui je roule jusqu'au sommet. Il ne va pas jusqu'au Ventoux. Il me larguera dans la descente et je le retrouverai à Villes/Auzon. Le c ol de Notre Dame des Abeilles sera rigolo à franchir. A 1.5km du sommet à peu près il y a 2 descentes suivies de 2 beaux coups de culs. Etrange...












La descente sur Villes/Auzon est magnifique avec cette route très large. Néanmoins, je suis un piètre descendeur et en plus je pense avoir un soucis de freins à l'arrière. J'atteindrai près de 65km/h mais je pense que des cyclos aguéris peuvent aisérment atteindre 85 ou 90km/H dans cette descente avec beaucoup de visibilité.










A Villes/Auzon, il fait lourd et le soleil s'est caché. Dans ma précipitation je tourne directement en direction de Bédoin alors qu'il faut continuer jursqu'à Mormoiron. La route que j'emprunte est une vache de faux plat balayée par le Vent. Le Ventoux me nargue sur la droite. Il est si loin, si proche. Il m'intimide...





















Après un peu plus de 7 heures de route, j'arrive à Bédoin. Le Graal va devoir aller se conquérir. J'espère en avoir pour 2 heures de souffrances. En fait, cela va durer beaucoup plus longtemps que prévu.

Dans mon esprit , la route grimpe dès Bédoin. Or en fait, elle ne commence à grimper sérieusement qu'après St Estève, 5 km après Bédoin.












Du coup, j'en profite pour rester sur le 39 : c'est grisant dans le Ventoux.
Je vais vite déchanter. En effet, dès que la route s'élève c'est pour un pourcentage de 9.2% sur 9.5km. Par moment la pente est surement de 11 ou 12%. En fait c'est très régulier. Il fait très chaud, et lorsque je consulte mon cardio fréquencemètre, je suis largement au dessus de 160 pulsations/§min. Je sens bien que je n'avance pas et surtout que je m'épuise.





Les cyclos me passent les uns après les autres. Il y en a qui roulent bien, mais dans le lot, il y a en a qui doivent avoir mon niveau.  La seule à qui j'arrive à prendre provisoirement la roue est une jeune et jolie belge.
Inquiète sans doute de voir un mec s'accrocher, elle m'indique que son gars l'attend en haut... Je m'en fiche, ce que je veux c'est avancer... Elle, roule avec un VTT, elle mouline énormément mais elle grimpe. Elle m'indique que c'est la première fois qu'elle grimpe le Mont Chauve, mais que demain, elle a prévu une grimpée par les 4 faces : je n'ai qu'un seul mot : Chapeau Mademoiselle, et Respect!
Au bout d'un moment, la petite qui en plus bénéficie de ravitaillement tous les 500m me largue. A 12 kms du sommet, je passe un coup de fil à Nainvert pour donner ma position, on ne sait jamais. J'ai hâte d'arriver au Chalet Reynard, car je vois que l'eau s'épuise dans mes bidons. Au bout de près de 2 heures j'arrive au Chalet... Je n'ai pas croisé les autres membres de l'équipe. Je décide donc de faire une pause et m'attable au bar pour boire... Une bière bien fraîche en trois étapes...




Etape 1 : on se fait servir. Comme on est au Chalet Reynard, le personnel n'est pas très sympa, la bière est chère (2.60€) mais bon, quand on a soif...










Etape 2 : On boit un grande et longue gorgée. Bon sang qu'on l'a mérité!!! Mais bon va bientôt falloir repartir car on n'est pas arrivé..










Etape 3 : Avant de repartir, on vide le verre et on savoure. Maintenant, le sort en est jeté. Il faut y retourner. Juste avant, je vais remplir mes bidons aux toilettes, carle serveur a autre chose à faire que de s'occuper des bidons de ses clients



Finalement, je vais m'apercevoir que la dernière partie du Ventoux, est celle que je préfère. Pourtant j'en ai un souvenir assez difficile pour y avoir calé les 2 fois précédentes.













Le sommet semble encore loin, mais les jambes vont mieux sur le début de la montée. Il faut dire que la pente n'st qu'à 6%. Ceci explique cela. 2 kilomètres après le Chalet Reynard, le vois arriver Dominique, Laurent et Nainvert dans la voiture. En fait ils me cherchent et se demandaient où j'étais passé. Je m'attendais à voir Laurent en Vélo et j'avoue qu'au Chalet Reynard, je n'ai pas fait attention, à la voiture. Dominique me demande si je souhaite monter maintenant dans la voiture. Que nenni : il me reste 4 petits longs kilomètres. Je dois y aller.

La route est beaucoup plus pentue, et il tombe des gouttes. La température baisse : on a perdu plus de 15° depuis le pied de l'ascension. Je passe devant la stelle Tom Simpson, où je m'arrête à nouveau. J'arrive enfin au col des tempêtes. Il me reste 600 ou 700m de route et 60m de dénivelé soit une pente entre 9 et 10%. 












Au col des tempêtes, j'essaie de photographier le col de Fontaume où nous étions tout à l'heure, mais il est dans la brume.

J'arrive enfin, après plus de 3 heures d'ascension au Saint des Saints, le Sommet du coup du cul

Je suis bien content que mes acolytes m'attendent avec la voiture en haut car il y a pas mal de vent et je pense que la descente aurait été difficile avec la fatigue que j'avais emmagasiné.

En tout cas je suis heureux d'être arrivé au sommet du ventoux, pour la troisième fois, par le biais de ma seule force musculaire. Jamais je ne suis monté la haut en voiture!!!

Je pense à Laurent, pour qui ces pentes sont un terrain de jeu. Terrain difficile, mais terrain quand même. Et je pense encore plus à lui, quand je sais qu'il participera aux Ventoux Master Séries au mois de Juillet, dont l'objectif est de faire le plus de montées possibles en 24h.

Le bilan de la sortie est sympathique par la distance (169km), par le dénivelé (3660m), par les paysages rencontrés. La moyenne est quant à elle en berne mais je m'en doutais au départ : 10h22 pour les 169km.

Je suis super heureux de ma journée : avoir roulé avec mes potes, être allé au bout de moi même sur ces pentes... Il n'y a plus qu'à recommencer (mais pas tout de suite)

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Ard_ 28/05/2009 19:07

J'ai retrouvé cet extrait de texte aussi je te le dédie Cricri:

DESPOTE DES CYCLISTES

On ne sort jamais intact physiquement ou moralement du Ventoux :
>
Les grands cols alpins ou pyrénéens, pour durs qu’ils soient restent malgré tout des passages, ils sont sentis comme des objets à traverser ; le Ventoux lui, à la plénitude du mont, c’est un dieu du mal, auquel il faut sacrifier.
Véritable Moloch, despote des cyclistes, il ne pardonne jamais au faibles : il se fait payer un tribut injuste de souffrances…

Oh ! Ventoux , sol brûlé qui, sur ta triste route
Sème le désespoir, la panique et le doute.
Sur ta rocaille en feu, hélas ! bien des coureurs
Ont cru voir la victoire et arriver en pleurs !
Grimpant en zigzaguant vers ton sommet là-haut,
S’accrochant à l’espoir de trouver un peu d’eau.
Ils n’ont pu que gémir, cracher, crier leur peine
Et dans un désespoir, pousser un cri de haine !

Amicalement
Guy

Cricri 01/06/2009 17:29


merci, il  a beaucoup de cela


Ard_ 28/05/2009 18:56

Ce jeudi à 4h00 du matin mon fils qui conduisait la voiture s'est arrêté sur l'aire de repos de ... Sorgues ce qui a eu comme conséquence de me réveiller !!!!
Je n'étais pas le seul dans ce secteur à avoir les petits yeux ....Hi hi hi !!!
Guy

Cricri 01/06/2009 17:30


ah bon et qui d'autres


bruno 26/05/2009 22:48

j'ai bien l'intention de prendre mon temps et de ne pas monter au sprint car ca casserait le moral au petit:)
Je pense que je vais tout faire par Bédoin car en cas de moins bien je pourrais utiliser la gravité pour revenir à la voiture.
Par contre tes horaires ne marchent pas car je ne pourrais rouler que dans la journée du samedi car je suis de baptème à Marseille le dimanche matin

Cricri 26/05/2009 22:53


pour les horaires, si tu grimpes plus vite, tu seras comme je te l'ai dit


bruno 25/05/2009 22:34

Ca donne des regrets de ne pas être plus près de vous tout ça. Nainvert n'avait peut être qu'une grosse sortie de 101km mais il y avait une très grosse concurrence ce jour la:)
A lire ton cr et celui de Dom sur le forum qui a aussi calé sur le talus je commence à me demander dans quelle galère je vais me mettre au mois de juillet car j'envisage aussi les ventoux master Series.Je vise entre 2 et 3 montées mais je n'ai aucune idée du temps que je vais pouvoir mettre pour en faire une.

Cricri 26/05/2009 08:00


concernant le Talus, je pense que si tu prends vraiment ton temps tu feras des 3 montées. Côté Bédoin (seul côté difficile que je connais), tu à 5 kms où tu peux rouler sur le 39 jusqu'à St Esteve,
après c'est du 10 à 11% jusqu'au Chalet Reynard (pendant 10kms). Pause, replat au Chalet, puis 2 kms à 7% puis le reste à 9 ou 10% (4kms)...

Côté Sault, c'est tranquille jusqu'au Chalet.

Si tu regardes, et que mettais 3 heures à grimper le talus + 30 minutes pour descendre + 2 heures de repos entre chaque montée, cela fait 3 grimpées tranquiles.

Maintenant, une chose est sûre : tu auras mal aux pates


Fantomette 24/05/2009 21:59

Je pensais à un truc Cri-cri : tu parles du peu d'amabilité du serveur au Chalet Reynard pour remplir les gourdes ... Je suppose qu'on leur demande ça toute la journée vu le nombre incroyable de cyclos qui défilent au Ventoux. Tu ne le savais peut-être pas, ni Laurent, mais il y a bien une fontaine dehors (en face du café) où Bruno et moi avions pu remplir nos gourdes l'été dernier. C'est drôlement pratique.

Cricri 24/05/2009 22:18


Je connaissais la fontaine : sauf qu'elle n'est pas fonctionnelle en ce moment. Sinon, il faut rouler 2 km et aller à la fontaine des Graves (?) sur le bord de la route du Ventoux


Olivier 24/05/2009 01:07

Salut Cricri
Bravo pour la perf et le récit.
J'ai pas bien compris. Est ce que Nainvert est allé en haut du Ventoux par Sault?

a+
Olivier

Cricri 24/05/2009 06:38


Bonjour Olivier. Oui, Nainvert est allé en haut du Ventoux par Sault. Je suis content pour lui car il n'avais jamais grimpé le Mont Chauve. Il l'a au moins une fois à son actif


Laurent 23/05/2009 20:22

Ce fut une superbe journée et je suis ravi d'avoir fait ta connaissance. Je suis impressionné par ta détermination, ta volonté de vaincre la difficulté même quand cela devient très très dur. Il faudra que je m'en inspire en juillet prochain sur les pentes du "talus".

Cricri 24/05/2009 06:37


Merci des compliments : pour ton talus, cet été, il faudra de la détermination, mais pas que si tu vois ce que je veux dire


Fantomette 22/05/2009 23:45

Très sympathique ton compte-rendu, Cri-Cri que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire, connaissant cette région "par coeur". Joli descente à partir du Col d'Ey sur Buis-les-Baronnies (merci pour le clin d'oeil). Le Col de Fontaube est également agréable à monter et le Col des Aires on ne s'en rend même pas compte tellement il est proche du précédent et "facile d'accès". C'est chouette de lire un récit quand on connaît vraiment bien le coin, et j'ai d'ailleurs habité pendant 15 ans dans un petit village tout près d'Espeluche où vous êtes passés au début. Je trouve toujours émouvant de passer devant la stelle de Simpson, quand on pense à ce qui lui est arrivé le malheureux ... Dommage que vous n'ayez pas eu meilleur temps pour ce circuit, et aussi au sommet la vue aurait été plus belle. En tous cas, cela m'a bien donné envie de remonter au Ventoux cet été, ce sera par Malaucène cette fois-ci. C'est amusant ton expression "Le Ventoux me nargue et m'intimide" : c'est exactement ce que je ressens quand j'en suis proche. On le voit où que l'on soit et il est tellement haut et gros qu'il a un côté impressionnant et dominant, c'est vrai.
Ce parcours aura été pour toi une sortie dans notre belle Provence bien différente de celles que tu as faites ces derniers temps, c'est très bien. Bravo Cri-cri !

Cricri 24/05/2009 06:40


Le Ventoux nous regarde de ses presques 2000m. Il nous voit arriver de loin et parfois doit se marrer... Quand il déchaine ses éléments, il cherche peut être à se défendre...