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Les Tribulations de Cricri le Cyclo

700km : En route pour LEL - Première partie

1 Juin 2009 , Rédigé par Cricri Publié dans #Cyclotourisme

Nous voici arrivés à la dernière étape de nos "brevets de qualifications" que nous nou sommes fixés cet hiver. Après les 200 et 300km qui s'effectuent sur une journée, après un 450 en solo, le brevet 500km effectué en début de mois nous a permis d'y voir plus clair. 1) rouler chacun de son côté réduit les chances de succès de chacun. 2) Si le temps est bien géré la distance n'est pas trop un problème. Néanmoins, il faut faire en fonction de la amétéo et rien de nous indique que nous n'aurons pas 300km de vent de face sur ce brevet.

Comme à notre habitude, à partir du 300km, le départ est prévu à 4h00 du matin. Benny arrive donc la veille pour le repas du soir que nous partageons.

Et bien, la journée commence mal!!! Moi qui n'ai jamais de problème pour me lever, je n'entends pas le réveil pour la 2° fois en une semaine. Du coup en se levant à 4h15 le départ aura lieu vers 5h10, car nous prenons le temps de bien déjeuner. L'intérêt, c'est que nous allons rouler avec les lumières que pendant une demi heure environ. Ensuite le jour se lèvera.

Le parcours que j'ai tracé reprend une partie du brevet de randonneurs mondiaux 600km jusqu'à Crest, puis passe par le trajet de l'étape du tour 2009 jusqu'à Ville / Auzon. Ensuite, Laurent m'a conseillé pour aller jusqu'après Sorgues sans être emêté, puis est une innovation de la part sur la remontée.



Après avoir traversé Saint Bonnet de Mure, Heyrieux et Diemoz, nous nous lançons sur les grandes lignes droites qui mènent à Saint Jean de Bournay. Malgré le grand ciel bleu, il ne fait pas très chaud.








Nous allons franchir 2 cols sans même nous en apercevoir. En effet, nous franchissons le Col du Grand Devet (FR-38-508), puis juste avant d'arriver à la Côte Saint André, Col des Crozes (FR-38-440).

Dans la traversée de la côte Saint André je loupe le croisement entre la D73 et la D154 qui doit nous emmener à Saint Etienne de Saint Geoirs. Cela va nous amputer le circuit de 10km... Il faudra bien les rattraper.






Nous attaquons ensuite la montée du Col de la croix de toutes aures (FR-38-0560) que j'adore de ce côté ci. Benny en profite pour s'échapper.









Comme je monte tranquillement, j'en profite pour contempler les plantations de noyers.










J'arrive alors au col, tandis que Benny m'y attend depuis un moment. Nous allons ensuite passer le Col du cognet (FR-38-0525) et effectuer notre première pause à Varacieux.







Nous en profitons pour nous changer (on enlève une couche), nous restaurer (les sandwichs du petit déjeuner), faire une pause technique et donner notre position à nos familles. Sur ce dernier point, on se sait jamais ce qui peut arriver. Personnellement, je donne une copie de notre plan de route à ma femme et l'appelle à chaque pause repas ou nuit.
La pause est minutée : 20 minutes pas plus. En plus, nous sommes exactement dans les temps du plan de route :tout cela en ayant coupé involontairement 10 kms, mais en étant partis 1h10 en retard. J'en profite aussi pour envoyer un SMS à Brigitte, qui avec son mari nous a donné rendez-vous à 10H30 à Alixan.




Nous repartons en traversant Saint Verand, puis sans Marcellin toujours sans excès de vitesse () comme l'atteste ce panneau. Ensuite la N92, droite, plate et très circulante nous amènera à Romans.








Autant certains quartiers de Romans ne sont pas sympas, autant Romans vu du pont enjambant l'Isère est plutôt sympathique. Nous arrivons ensuite à la bourgade attenante : Bourg de Péage. Il va falloir maintenant descendre plein sud en suivant la D538.






Un peu avant 10h30 nous arrivons à Alixan où nous retrouvons Brigitte (alias Renarde) et Jérôme, son mari. Elle nous a concocté des brownies au chocolat qui sont succulents.
Brigitte et Jérôme nous accompagnent et du coup, vont nous faire découvrir Chabeuil, au lieu de la contourner par la grande route passante.



Le détour vaut vraiment le coup. Les petites routes sont bien moins encombrées et nous pouvons en profiter pour discuter, et féliciter aussi Brigitte qui vient de passer les 50000m de dénivelé positif en ski de rando cette année. Nos deux compères nous "abandonnent" du côté de Monvendre afin de rentrer chez eux non sans nous avoir souhaité bon courage.
Un peu avant Crest, nous sommes rattrapés par cinq cyclos qui descendent à Nyons. J'entends Benny me demander de les suivre car "ils roulent comme moi"... Mort de rire. Le groupe roule de manière dangereuse (2 de front alors que la circulation est rude), et de manière très irrégulière. Sur le plat en ligne droite, ils sont à 40 à l'heure. Dès que cela grimpe j'arrive même à en rattrapper 3, les 2 premiers étant hors catégories.


Nous nous séparerons de ces 5 là au col de Lunel (FR-26-0409) . Nous les croiserons ensuite à Saou lors de notre départ de la pause déjeuner. D'ailleurs, Saou n'est pas très loin. Nous y arrivons aux alentours de 13h00 et nous ptofitons de ce magnifique village pour nous restaurer, seuls sur une petite place à côté de l'église.

Cet été nous étions venus ici nous balader en famille, dans la fameuse forêt de Saou. C'était géant. Maintenant c'est très bien. Mister Benny en profite pour faire plein de choses, mais tout, sauf manger. A ma grande surprise.

Sur les 4 sandwichs que le lui ai concoctés, il n'en a mangé que ... 0.5... De mon côté, je profite de l'expérience PBP 2007 pour en faire un max en un minimum de temps. Penser à changer les feuilles du plan de route car on arrive en bas de page, remplir les bidons, prévenir ma femme de notre position, manger, prendre des photos parce que tout cela c'est du plaisir. Enfin, en 45 minutes, le tout doit être bouclé... En plus je connais le parcours, nous avons fait le plus facile...
Donc après une pause repas (pour qui ?) sympathique, nous repartons... Direction Bourdeaux.

La route qui relie Bourdeaux est en faux plat mais longe un petit ruisseau. Benny est en forme et roule devant. Moi je prends le temps de faire quelques photos.

Dans Bourdeaux, j'indique à Benny de ne pas prendre la direction de Nyons, car cela semble trop facile. J'ai prévu un petit détour par la commune de Comps...




A la sortie du village je laisse partir Benny car je ne peux pas le suivre. Mais je suis tellement bien que même très lent, je reste confiant









 



Après peu de kilomètres, nous devons tourner à gauche sur la D191A qui mène à Comps et à nouveau il y a des gros coups de cul...

La pente est dure, le revêtement très mauvais, mais cela grimpe très régulièrement. Alors il suffit de passer le plateau de 30 dents et de prendre son temps. De toutes les façons je ne sais pas faire autrement.
Arrivés au sommet de la bosse, il nous faut redescendre car la journée est loin d'être terminée... Nous redescendons alors en direction de Dieulefit puis tournons vers Nyons où nous faisons un arrêt pour nous ravitailler en eau. Depuis quelques kilomètres nous avons rejoint la route de l'étape du tour.  A partir de Nyons nous prenons la direction de Gap par la D94 et tournons à Curnier sur la D64 qui va nous menetrà Ste Jalle puis au Col d'Ey (FR-26-0718b). Pour l'avoir franchi le jeudi de l'ascension, je sais que ce col n'est pas simple, mais il est régulier.  J'arrive donc au sommet à un train de sénateur...












Dans la montée Benny a un soucis sur le côté du pied qui l'oblige à mettre pied à terre. Etonnant quand on connait le garçon. Pour une fois, j'arrive donc au sommet avant lui. Nous ne nous attardons pas au sommet, car une nouvelle pause est prévue à Buis les Barronies à 8 km de là... Dans la descente, je vois Benny arrêté avec des Hollandais tractant une caravanne. Connaissant ses goûts pour les langues étrangères , je m'approche et entame une conversation IN ENGLISH IN THE TEXT... Les hollandais cherchent un camping situé route du col d'Ey. Ne sachant pas où se trouve le camping, nous repartons dans la descente. Nous trouverons le camping 3 kms plus bas.
A Buis les Baronnies, nous nous arrêtons 20 minutes au Bar des Passions. Le patron est un ignare en vélo, mais est très très sympathique. Si vous avez l'occasion arrêtez vous.

Benny semble assez fatigué. Il demande des chips pour manger avec sa bière.












Pour moi, vous vous en doutez si vous êtes des lecteurs réguliers, ce sera aussi une bière, mais uniquement la première de la journée... Il fait chaud, donc soif...

Nous repartons au bout d'une vingtaine de minute en direction du col de Fontaube (FR-26-0635). Au bout de 2 kms, je me retourne et voit Benny qui me fait signe. Il doit absolument s'arrêter pour se restaurer. Il n'a plus rien dans les chaussettes. Nous ne sommes qu'un km 260 et suis inquiet pour sa suite. Mais nous sommes partis à 2 dans cette aventure, il faut essayer de rentrer à 2. Donc nouvel arrêt de 20 minutes pour le laisser reprendre ses esprits. D'autant plus qu'il paie sa mauvaise alimentation depuis le début de la journée. Dans tous les cas il faut aller plus loin, et donc prendre son mal en patience. Comme j'ai la chance de connaitre la suite je peux échaffauder une théorie. On monte jusqu'à Sault ou on s'arrête manger. On repart et on voit. Au pire à Avignon, il y a le train... Mais avant, il faut gérer.












Sa majesté Le Mont Ventoux nous regarde de ses presque 2000m. Ce soir, nous n'irons pas le taquiner. Nous nous contenterons d'en faire le tour.
Après le col de Fontaube ou Benny essaye de récupérer, il y a le Col des Aires (FR-84-0634) où il y a moins de vent que la semaine dernière. Ensuite, nous prenons la route qui passe à Aurel. J'avais prévu initialement de passer au Collet Blanc (à côté du Hameau des Crottes), mais vu ce que m'avais dit Laurent et son père, j'ai préféré évité sur un tel parcours. Après une recharge en eau à Aurel, nous arrivons enfin à Sault un peu avant 20 heures.

Ce village m'a déçu. Entre les restaurants qui n'acceptent pas la carte bleue et ce qui vous assoment d'un grand coup de massu, il n'y a pas grand chose. Nous nous arrêtons au centre du village dans une crêperie : nous nous en tirons pour... 21 € pour 2 crêpes et un café sans même une bière
Benny semble fatigué mais je le sens beaucoup mieux qu'il y a deux heures. Donc c'est cool. Nous nous habillons pour la nuit et reprenons notre périple. Objectif : le col de Notre Dame des Abeilles (FR-84-0996) en pleine nuit. Connaissant la descente le pense que cela va être géant. Et ce le fut. Un gros coup de cul au départ, où je mets tout à gauche histoire d'encaisser le choc. En plus, comme il fait 14° je me suis couvert, mais la montée a vite fait de me réchauffer. La sensation de grimper de nuit, un col que l'on connait, large, roulant et peu circulant est très agréable. Voici une idée de ce que l'on peut voir (ou pas...)












La descente s'effectue à vive allure. En journée, par temps clair, les meilleurs arrivent à descendre à plus de 80km/h. Benny se contetera de 65 et moi de 60 mais en pleine nuit. Imaginez 9 km de descente avec bonne visibilité (si on peut dire, mais on est averti des voitures par les phares), avec un beau revêtement. C'est une super sensation.
Nous arrivons alors à Villes/Auzon ou nous effectuons une nouvelle recharge en eau. Notre objectif est maintenant clairement d'atteindre Chateauneuf du pape pour nous reposer. Pour cela nous devrons emprunter les petites routes proposées par Laurent. Tout d'abord nous allons passer 2 petits cols qui me permettrons d'allonger ma liste au club des 100 cols : le Col de Gravezon (FR-84-0269) ets franchi à bonne allure avant d'arriver à Méthamis, tout comme le Col d'Unang (FR-84-0259) avant Malemort du Comtat.

Nous effectuons une pause à St Didier, village qui rappelle de bons souvenirs à Benny. En effet, quand il était gamin, il avait gagné 3 courses à pieds, en vacances dans ce village. La pause était prévue à Pernes les Fontaines, quelques kilomètres plus loin, mais nous l'avançons d'un commun accord. Dans moins de 40 kilomètres nous pourrons enfin dormir.

Avant cela, nous prenons le temps de nous pauer à Pernes les Fontaines. Un jeune, faisant partie d'un groupe, explique à Benny le trajet à prendre pour rejoindre Sorgues... Il est tellement bourré (le jeune) que ses yeux se croisent. Nous décidons de continuer, "au jugé".  Le seul problème c'est que nous finissons par nous retrouver sur la D942, route à 2 x 2 voie. Pas terrible. Néanmoins, nous arrivons à Sorgues sans encombre. Ouf plus que 7 km avant Chateauneuf du pape...

Nous allons bientôt nous arrêter quand nous évitons de justesse la catastrophe. Au croisement de la D17, la D66 arrive de la droite AVEC UN STOP... Un 4x4 arrive lancé, et e vois le conducteur regarderà gauche. Comme je suis presque sût qu'il ne nous a pas vu je ralenti et je crie... J'ai bien fait, car il freine pour nous voir et repars sans même s'excuser. Même si nous ne sommes pas encore exténués, c'est un signe. Il faut donc s'arrêter, ce que nous faisons quelques centaines de mètres plus loin, à l'abri d'une haie à côté des vignes.

Je sors mon sac de coucahge acheté spécialement pour l'occasion et après avoir attachés nos deux vélos ensemble,s c'est parti pour une méga nuit de 3h30 heures, par terre, en pleine nature




C'est tout pour ce soir... La suite prochainement...

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benny 39 03/06/2009 22:12

on verra lorsque je te demanderai 15' de rab lors des pauses................puis 30'(ahahah)
la tu risque de changer de couleur mon vieux.
"Allez encore 1h de dodo s'il te plais cricri"
on en reparlera

Cricri 04/06/2009 06:24


Pourquoi veux tu dormir ? On a la chance de pouvoir partir faire du vélo 4 jours et Môsieur veut dormir. Non mais je rêve


bruno 02/06/2009 23:17

Vous avez un problème en commun tous les 2 c'est d'être un peu tétus j'ai l'impression mais sans dévloier la suite de la deuxième étape que je viens de lire cela vous a permis de rentrer à la maison en vélo

Cricri 02/06/2009 23:24


Moi têtu ??? T'es fou. C'est Benny qui est têtu... Moi je sui sflexible, doux comme un agneau

Benny, si tu lis cela, fais comme si t'avais rien vu


benny 39 02/06/2009 20:57

Oui c'est vrai j'ai un réel problème (si j'en avais qu'un!) je m'alimente tres mal.
Un tres gros défault qui m'a fais abandonné le bordeaux paris 2008, mais je continue.
Il faut que je m'oblige a manger toute les heures quelque chose mais ayant un sac a dos je n'ai aucun moyen d'acces au garde mangé sans m'arreter. Et connaissant le cri cri je ne voulais pas le ralentir.
Mais promis je vais acheter une petite pochette que l'on attache sur le cadre pour y mettre des barres de cereales, pates de fruits, gels.....
Je pourrais ainsi avoir acces au garde manger.
Les prochains problèmes de Benny au prochain épisode (je te connais trop cri cri pour ne pas les diffuser)

Cricri 02/06/2009 22:45



Tu n'as pas de problème. Tu n'as que les solutions. Tu as réussi tout tes brevets de qualification. Alors à toi LEL. Rien n'ai jamais gagné d'avance, mais relis le récit de la deuxième partie et
dis toi que tu as fait quelquechose de GRAND



bruno 02/06/2009 20:56

Bon début
Quand je pense que Benny marchait avec des béquilles il y a pas longtemps je sais pas quoi dire.
Sur LEL il va falloir que tu le surveilles et que le fasses manger de force.
Il faudra d'ailleurs en faire de même avec Ard dans 2 semaines et 1/2 car j'ai remarqué sur son blog qu'il se prend souvent des fringales comme sur la valex ou il avait tout simplement oublié de manger. Donc je vous charges Valex et toi de l'alimenter régulièrement :)

Cricri 02/06/2009 22:44


t'inquiète pas pour ça : plus chaint que moi, y a pas : demande à Benny


Fantomette 02/06/2009 19:41

J'adore lire tes récits : ils sont très vivants et toujours optimistes ! On attend la suite avec impatience (comme des enfants) ...

Cricri 02/06/2009 22:43


merci Magali. J'espère que la suite ne sera pas trop longue


Brigitte 02/06/2009 08:34

Super, vivement ce soir pour continuer la lecture !!!

Cricri 02/06/2009 22:43


voilà, j'ai mis en ligne la deuxième étape. Merci encore pour tout


Laurent 02/06/2009 06:04

La suite, la suite, la suite !

Cricri 02/06/2009 06:26


cela arrive mon Petit