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Les Tribulations de Cricri le Cyclo

Le Tour du Mont Chauve par les Gorges de la Nesque

15 Mai 2016 , Rédigé par Cricri le cyclo Publié dans #Cyclotourisme, #cols

Dimanche 15 Mai 2016 : Après une belle soirée hier soir, quoi que un peu fraîche, nous avons décidé de lever le camp à 7h30 ce matin, pour éviter un temps le vent qui s'annonce pire qu'hier. 

A 7h30, les 10 mousquetaires, Jean-Claude, Yves, Cricri, Sylvain (l'organisateur), Sylvain (le centcoliste), Jeff, Thierry, Didier, Jean-Jacques et Philippe sont prêtrs à aller en découdre avec Eole. Antoine (le petit), vient poser fièrement sur la photo.

Nous partons en groupe, tous d'humeur joyeuse, d'autant plus que le vent souffle dans notre dos. Nous prenons la direction de Malaucène, puis de Mazan et de Mormoiron afin d'aller chercher l'entrée des Gorges de la Nesque.

Villes sur Auzon : Sylvain (le centcoliste) s'aperçoit lors d'un arrêt qu'il a une grosse hernie sur son pneu. Branle bas de combat : ils se mettent à 4 pour changer le pneu alors qu'on voit que Sylvain, comme je lui ai appris :-), ne veut pas gêner... Tellement il ne veut pas gêner, qu'il a failli oublier son pneu usagé ainsi que sa chambre à air HS dans Dame Nature.... Mais l'honneur est sauf.

En ce début de parcours très roulant, je suis vite largué... Mais je ne cherche pas à recoller. Je sais que j'arriverai à rentrer à l'occasion de pauses... En attendant sa majesté le Ventoux a encore la tête dans les nuages. Et à la vitesse où ceux ci défilent, cela doit souffler très fort là haut.

A l'entrée dans les Gorges de la Nesque je suis dans la roue de Didier... Cela ne durera pas... 

Peu importe : les deux poids lourds du peloton ont décidé d'unir leurs forces pour la remontée de ces Gorges.

 

Remontée des Gorges de la Nesque avec l'ami Sylvain

On ne dirait pas mais ça grimpe. Jamais beaucoup, mais doucvement et sûrement nous dépassons 400, 500 puis 600m d'altitude. Et comme nous papotons avec Sylvain, le temps passe vite. Surtout que c'est un grand bavard :-) .

Nous devons parfois franchir des petits tunnels, ce qui n'est pas si évident pour les 2m03 de Sylvain ;-) .

Chut... L'espace d'un instant, nous apercevons sa Majesté qui semble avoir évacué son flot de nuages qui l'embêtaient tout à l'heure.

Nathalie, la femme de Didier, qui va faire l'assistance si besoin nous a doublé dans les gorges. Quelques minutes après nous rejoignons Didier qui semble commencer à coincer (il n'a que 300 bornes dans les jambes), mais comme nous, il arrive au point culminant de ces magnifiques gorges. Nous sommes à 740m d'altitude environ...

Nous faisons une pause, dans un endroit que l'on ne peut pas qualifier d'intime... Mais l'ambiance est bon enfant.

Nous sommes 4 sur zones : Yves, Didier, Sylvain et moi et en profitons un max pour faire des photos.

 

Nous voilà repartis, un temps en légère descente puis en faux plat un coup montant, un coup descendant...

De proche en proche nous nous approchons de Sault, mais Didier montre des signes d'irritations au fondement... Il n'arrive pas à rester posé sur sa selle... En plus, les jambes commencent à lui faire mal... Et nous sommes au point le plus éloigné du départ.... Didier n'étant pas non plus homme à monter dans la voiture d'assistance... Pourtant il me maudira à l'entrée dans Sault où je prends "un raccourci"... à 7 ou 8% du genre qui pique les jambes.

A Sault, à l'endroit où j'ai fait ma pause hier, les 6 autres copains nous attendent depuis un bail... Mais c'est le lot de ce genre de sortie entre copains... Les plus rapides s'adaptent au rythme des plus lents...

Nous voici repartis en direction d'Aurel. Et là où je craignais le vent de face, j'ai le bonheur de constaté qu'on a été abrité dans les Gorges de le Nesque, mais aussi un peu ici aussi...

Nous laissons à notre droite la route de Montbrun pour prendre la direction du col des Aires.

Devant nous, se dresse fièrement sa majesté, définitivement débarassée de ses encombrants nuages à priori... Encore que le définitif là haut, ne dure sans doute jamais vraiment...

Tant que la montée proprement dire vers le col des Aires n'a pas eu lieu, nous essayons de rouler groupé... et toujours dans la bonne humeur.

 

Avec Thierry et Jean Claude dans la montée du col des Aires

Autant je n'étais pas au top dans les gorges de la Nesque, autant dans la montée du col, je me sens pousser des ailes. Sylvain le centcoliste est loin devant, suivi par Jean-Claude, qu'avec Thierry nous rattrapons au train.

Si Sylvain s'est arrêté au col des Aires, Thierry et moi continuons, Jean-Claude ayant levé le pied ou s'étant arrêté.

Le col de Fontaube est très vite atteint, au vu du profil quasi tout plat.

Plutôt que d'attendre bêtement là haut, je redescends chercher les copains. Je croise les furieux pas loin derrière nous et retrouve les moins rapides quelques centaines de mètres plus bas.

Arrivés au col, un brief est organisé pour la descente, histoire que chacun arrive en un seul morceau...

A peine avons nous passé le col St Michel que Sylvain (l'organisateur) crève... Les premiers sont loin devant. Nous sommes 4 à l'attendre pour la réparation... 

Comme la photo le montre, nous avons tiré les enseignements du changement de pneu de ce matin. Cette fois Sylvain est seul à se salir les mains... mais nous en profitons pour lui donner des conseils :-)

Nous voici repartis mais 3 kilomètres plus loin, au pied du Pas du Voltigeur, nouvelle crevaison. Cette fois pas de doute, le pneu est HS. Yves passe un pneu à Sylvain (lequel avait passé un pneu à l'autre Sylvain ce matin, suivez!!! :-) ). Encore 10 minutes de passées, mais comme c'est dans la bonne humeur et que seul Sylvain se salit les mains, c'est cool ;-).

03 Avec Thierry, Sylvain et Yves dans la montée du Pas du Voltigeur

Après être reparti nous grimpons groupés le Pas du Voltigeur avant d'arriver au Camping...

Juste avant le repas, je vais jeter un coup d'oeil à sa Majesté... Le vent en bas est très fort et même si sa Majesté semble paisible, pas sûr que tout là haut ce soit le cas.

 

Bon, nous terminons ainsi cette superbe balade en groupe avec 118,3km et 1308m de dénivelé...

Après un bon repas pris en commun, j'essayerai de m'adonner aux joies de la piscine du camping...

Je ferai bien 5 ou 6 tours des différents toboggans, mais comme il ne fait pas chaud, je serai très heureux de me couvrir à nouveau et de quitter la piscine. Entre l'eau froide (sauf dans la partie piscine couverte), et le vent j'avoue que ce n'était pas très agréable en dépit du cadre.

 

Je profite ensuite en tant que spectateur d'une partie de pétanque endiablée... mais toujours dans la joie et la bonne humeur.

Nous terminerons la journée par le traditionnel barbecue avec Jeff comme cuistot... 

Je tiens à remercier chacun des participants et chacune des participantes à ce rassemblement... Ca a été superbe en tout point... Il est presque dommage de devoir remonter demain matin, après le réveil et de ne pas prolonger encore plus ces bons moments.

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L
1.J'ai pas compris pourquoi tu disais que ca piquait alors que vous n'êtes même pas monté sur le talus :)<br /> 2. Les bouteilles de vins ne sont pas ouvertes mais j'aperçois une boisson ambrée dans les verres au fond
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C
ben pas besoin de monter sur le talus pour que ça pique... des fois ça pique sans raison....<br /> Quand les verres contiennent une boisson ambrée, je dis leffe, je m'en occupe et je règle le problème :-)
D
Génial, merci Christophe. Même si l'espace de quelques centaines de mètres à 7% j'étais en rogne, le mental et surtout l'esprit du groupe m'ont aidé à tenir ces 115kms. bon ce matin j'ai mal au derrière et au jambes mais ça va passer! @+
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C
De rien nous formons un bon groupe
A
Merci pour ce reportage qui me fait voyager sur des routes où je suis passé. Belle balade entre copains, c'est super !
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C
ces terres sont magnifiques comme bien d'autres dans des contrées différentes. Moi qui roule seul, j'ai eu un peu de mal au début à tenir le rythme... Mais nous sommes tous arrivés au bout, dans la joie et la bonne humeur...